MON TRAVAIL A VAUJOUBERT #1

Cette chronique vous présentera les différents membres du personnel actif aux Jardins à travers des témoignages et des explications du fonctionnement du chantier d’insertion qu’est Vaujoubert.

Pour cette première chronique, voici le témoignage de Sandrine, salariée aux Jardins. Arrivée il y a deux ans, Sandrine termine bientôt son contrat aux Jardins. Nous avons voulu connaître son ressenti sur ces deux années passées à Vaujoubert.

En quelques mots, quelle était ta vie avant d’arriver aux Jardins ?

                J’étais sans travail. Je venais d’avoir un enfant, je vivais en appartement. Je suis parisienne et ne suis arrivé au Mans qu’en décembre 2009. J’ai travaillé en école pendant les pauses du midi.

As-tu considéré comme difficile l’idée d’intégrer un chantier d’insertion ?

                Un petit peu, mais ça ne m’a pas retenu, je voulais travailler. Je ne présente pas forcément mon lieu de travail comme un chantier d’insertion, je préfère insister sur les valeurs du maraîchage.

Imaginais-tu à l’époque travailler dans le monde du maraîchage ?

                Non, du tout ! Je suis parisienne, moi c’est surtout le béton et je n’avais pas la main verte. J’étais inquiète du froid, de la terre et je trouvais ça sale. Travailler dehors me faisait peur ! Aujourd’hui, je pourrais sauter dans la terre !

Cette expérience a-t-elle changé tes ambitions pour l’avenir ?

                Oui ! J’aimerai maintenant continuer dans le maraîchage, pourquoi pas ouvrir mon propre Jardin, faire mes propres ventes. Je sens que pour le moment c’est compliqué, mais c’est un projet que je garde en tête.

En quelques mots, peux-tu résumer ton expérience aux Jardins ?

                Je me suis découvert une passion. J’adore voir les choses pousser, être investie dans la vie des Jardins. J’y ai rencontré de bonnes personnes, avec qui j’ai gardé contact. Le travail n’y est pas toujours facile, mais j’ai appris tellement de choses avec les encadrants ! J’ai même fait des choses que je n’aurais jamais pensé faire : passer à la télé, à la radio,…

Quels sont tes sentiments à quelques temps de quitter les Jardins ?

                Triste ! Je n’ai pas envie de partir. Je suis triste rien qu’à l’idée que je ne verrai pas mes tomates pousser. J’ai eu deux mois de plus pour aider au remplacement d’un encadrant parti en vacances, mais c’est toujours trop peu ! J’aimerai rester ici encore, même si je sais que ce n’est pas possible.

En dehors du maraîchage, que t’ont apporté ces deux années ?

                Déjà, un salaire ! Ensuite, de l’ouverture d’esprit, j’ai appris à me lâcher sur beaucoup de choses. J’ai vraiment pris confiance en moi. Stéphanie (Chargée d’insertion) est vraiment une aide précieuse. J’ai appris des choses sur ordinateur pour faire mes CV, mes lettres de motivation. J’ai aussi pu réaliser un stage chez un vrai maraîcher, j’ai donc pu différencier ça et mon expérience aux Jardins.

As-tu d’autres remarques ?

                Il ne faut pas avoir peur de travailler là-dedans, ça parait compliqué, mais l’intérêt et la motivation sont tellement vite présents. On oublie vite les difficultés qui nous refroidissent au début. Personnellement, je suis vraiment triste de partir. J’espère pouvoir continuer dans le maraîchage, et ça c’est grâce à ce que j’ai acquis aux Jardins. 

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